Ce sont les poubelles qui ont été placées pour gêner la progression des secours.

Poubelles pour barrer la circulation allée Maurice Audin

Nuit agitée à Clichy-Sous-Bois. L’allée Maurice Audin a été le théâtre d’actes pyromanes Trois départs de feux qu’on dirait synchronisés dans l’allée. Des poubelles renversées pour gêner la circulation. Des jeunes jetant des pétards dans la nuit , une façon comme une autre de marquer le territoire.Comme souvent à l’approche du 14 juillet on peut devenir sourds avant le temps.  La faute à ces déflagrations souvent fortes .Des petites bandes lancent des explosifs autorisés à la vente mais nocifs pour votre quiétude pile quand vous passez. De nuit, quand çà pétarade comme çà au Chêne Pointu , chacun sait que c’est souvent les poubelles, sinon les  voitures  qui partent en fumée  .Alors on essaie de mettre son outil de travail  à l’abri , on  prévient  les voisins sympas. L’air devenant   plein de gaz et fumées  irrespirables, des  curieux, adultes ou  enfants qu’on dirait tombés du lit essaient  de comprendre ce qui se passe.Et c’est la sirène des pompiers ou leurs lances à incendie qui permettent souvent de comprendre la situation.

Trois foyers de feu dans la même rue en travaux

Une voiture brûle. Deux autres feux sont visibles au loin.Est-ce provocation? Seule la police s’est déplacée ce soir.

 

On est la nuit du 5 au 6 juillet 2016. Au loin des jeunes gens apparemment bien organisés et solidaires jettent des pétards allée Jean Mermoz. On les sent au parfum. Ils guettent avec excitation la police qui est sans doute en train  de s’organiser pour intervenir. Entre  le jardin partagé  et la résidence Sévigné une voiture est embrasée . Pour sûr ce n’est pas un hasard si seule  la police s’est déplacée cette nuit.

Devant l’école Paul Vaillant Couturier des poubelles entravent la circulation normale des voitures. Pour  entrer résidence de Sévigné, un conducteur passe hardiment tout près du véhicule en feu. Je frémis à sa place. Et si çà explosait? Depuis le carrefour de la poste le spectacle est assez cinématographique ; Allée Maurice Audin, non pas un mais trois départs de feux distants de 100 m environ chacun Le second à l’aplomb du centre commercial Les Genettes. Le troisième encore plus loin. Il est 1 h 15 et les pompiers, semblent résolus à  ne pas venir.

Nuisance sonore, pollution olfactive… voilà les keufs.

Des jeunes qui guettaient l’arrivée des forces de l’ordre se retirent subitement, comme informés par des signaux de fumée. On entend d’ailleurs des cris qui pourraient être des signaux vocaux  indiens. Sur un super vélo, un black arrive, les traits tirés comme quelqu’un qui aime planer. Philosophe mais nerveux, il a besoin de parler. Je l’écoute volontiers:” Tout ce boucan parce qu’on a arrêté l’un de leurs amis. Ça sert à quoi ce qu’ils font ? Le ramadan est à peine terminé  ils  foutent déjà le bordel…”J’écoute  cet inconnu en prenant mes distances. La nuit, tous les chats sont gris.

La bande de jeunes s’est dispersée. çà sent la poudre et le soufre. Eux, ont bien pris  la poudre d’escampette ou plutôt,  se sont carapatés  en catimini dans leur hall mal éclairé. Avec des lampes surpuissantes, les policiers qui sont maintenant très près de la voiture en flammes  me “torchent”; lumière dissuasive, aveuglante. J’ai dû faire une photo avec flash car la rue est mal éclairée et mon appareil photo est médiocre en basses lumières. Ratée, l’occasion de la mettre en veilleuse. Organisés, les policiers   descendent l’allée Maurice Audin après avoir installé un dispositif à l’intersection avec l’avenue Ladrette. J’ose une nouvelle photo avec flash et deux projecteurs de dirigent vers moi. Je ne jouerai pas les durs. Je rentre me reposer.

Feu de véhicule.çà arrive souvent au Chêne Pointu

Feu de voiture au Chêne Pointu . Banal événement dans le secteur.

2 h 30 du matin , les feux ne sont pas éteints Je fais un tour pour prendre l’air et voir où en est la scénario de ce soir .Les pompiers sont  las de ce jeu que leur proposent les pyromanes provocateurs dU Chêne Pointu. La voiture que je voyais flamber devant le jardin partagé brûle toujours. Il n’y a pas de fumée sans feu. Mais  les cagoules et l’obscurité ne sont pas rassurantes. Une nuit comme çà, vaut mieux rester dans son lit douillet.Quelqu’un a , semble t-il parlé d’émeute.Quelle meute pour y parvenir?

Ce ne sont pas des pétards, ce sont des mortiers.

Patrice  habite habite résidence Vallée des Anges, à la limite de Livry-Gargan. Membre de son conseil syndical, il anime le blog Avenir Clichy-sous-Bois  http://avenirclichysousbois.blogspot.fr/2014/03/education.html?view=flipcard .Le 15 juin déjà, avec son smartphone il a enregistré le bruit qui l’empêchait de dormir , vers   0h30 du matin.  Patrice est retraité. Mais comme ses voisins qui se lèvent à   5 h du matin pour prendre le bus 601 et aller travailler, il a été réveillé pendant près d’un mois toutes les nuits par des explosions. Quand on entend des bruits comme çà provenant de plus de 100 ou 200 mètres, ce ne sont pas des pétards, dit-il, ce sont des mortiers.

Attention çà fait mal aux oreilles, c’est un peu comme si vous y étiez, la fréquence des déflagrations est réelle, sans montage .

Près de 30000 habitants de Clichy-Sous-Bois dont beaucoup de lève-tôt sont perturbés par ces nuisances nocturnes. Les pédagogues de tous bords ont du pain sur la planche.En attendant l’équipe mobile de tranquilité publique de Clichy-Sous-Bois est joignable en cas d’incivilités et de troubles de voisinage 24h/24 au 06 15 08 00 17 ou à emtp@clichysousbois.fr

Alain Dzukam

 

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