Films documentaires au Chapiteau

Le festival de films documentaires de Clichy-Sous-Bois s’est ouvert au son de l’orchestre local Magic Band au chapiteau de la fontaine aux images le samedi 17 novembre 2018.

Le film d’ouverture a été présenté par la réalisatrice Ariane Doublet  elle-même , et Nathalie Joyeux  principale organisatrice du festival .

Il s’agissait du film Les Réfugiés de St Jouin.http://www.quarkprod.com/documentaires/les-refugies-de-saint-jouin/#.W_dUyuKNzIU

Tout comme l’ ASTI et AMNESTY INTERNATIONAL, le journal des habitants du Chêne Pointu et de l ‘Étoile du Chêne Pointu est de nouveau partenaire de ce festival qui se tient à Clichy-Sous-Bois. Le ciné, à domicile aussi, çà se savoure.

A l’entracte une disco soupe ou un couscous maison ont pu être servis bénévolement et gracieusement par l’association 360°.

A la fin de la projection , Ariane Doublet s’est prêtée au jeu des questions réponses.

Le programme complet sur le site du chapiteau

http://www.fontaineauximages.fr/index.php/site/toilesSousToile

La soirée de clôture aura lieu le vendredi 23 novembre

VENDREDI 23 NOVEMBRE :

  • à 14h : A VOIX HAUTE de Stéphane de Freitas et Ladj Ly (1h10) :
    Leïla, Elhadj, Eddy et les autres, s’affrontent et tentent de remporter le concours “Eloquentia” pour devenir “le meilleur orateur du 93”.
    Restauration dès 19h avec l’association Les Poissons Pirates. Assiette à 6 euros (sur inscription avant le 20 novembre au 01 43 51 27 55 ou fontaineauximages@orange.fr) ou 7 euros sur place.
  • à 20h30 – Clôture de Toiles sous Toile avec DE LA JOIE DANS CE COMBAT de Jean-Gabriel Périot (22 min) :
    Faire groupe, faire face les uns aux autres ; d’une polyphonie à un chœur, chanter, chanter encore, donner de la voix.
  • EN ATTENDANT LE DÉLUGE de Serge Steyer (58 min) :
    Dans leur maison qui domine le Golfe du Morbihan, la famille Shapiro essaie de sensibiliser sur la crise globale qui secoue le monde. La petite dernière, elle, chante : “Il en faut peu pour être heureux…”

Alain DZUKAM

Ne mégotons pas

NE MÉGOTONS PAS

A Clichy , comme ailleurs, fumer peut-être source, sinon de conflits, du moins de problèmes de cohabitation . Certes, la loi du 9 juillet 1976 (déjà !) nous apprenait que fumer est dangereux pour la santé ; comme si les fumeurs l’ignoraient…D’ailleurs, grâce à nos amis fumeurs, le marché du travail, en particulier dans le milieu médical et paramédical ( hôpitaux, centres anti-cancéreux, pompes funèbres…) prospèrent.

Mais là n’est pas mon propos : il ne m’appartient pas d’émettre un quelconque jugement sur le fait que certain(e)s sont accros des clopes, cibiches, et autres produits de l’herbe à Nicot. Non ! ce qui me dérange, c’est de piétiner, surtout à la belle saison, des vieux trucs baveux, des filtres dont paraît-il, la durée de vie se compte en décennies, voire de subir le graillonne ment catarrheux autant que glavioteur d’un ou d’une futur(e) client(e) des institutions sus-nommées.

Ce que vraisemblablement nous savons moins, c’est que la cigarette telle que nous la connaissons est relativement récente. D’après nos dictionnaires, le mot « cigarette » apparaîtrait en 1831, chez Balzac ; mais les dictionnaires, (surtout Littré) , sont en général en retard sur la réalité. Car on trouve ce mot vers 1829 dans les « Scènes Populaires » d’Henri Monnier. L’objet cigarette, lui, serait venu d’Espagne en 1810, suite à l’expédition (calamiteuse) de Napoléon 1er. L’ Encyclopédie du tabac et des fumeurs (Paris 1975) nous apprend qu’en 1845 est inventée –et vendue- la première machine d’appartement ( ?) à rouler les cigarettes, la Cigaretta-Factor. Quel progrès, par rapport à la « roulée-main » baveuse de la salive du « rouleur » . Et encore, rien à voir avec la « toute cousue », donc manufacturée, que nous connaissons aujourd’hui, laquelle serait apparue vers 1900. La sèche , puisque non mouillée par la langue du fumeur, daterait à peu près de la même époque.

Toujours vers 1870/1890 naît le mot cibiche (voire sibiche et sibigeoise) valorisé par Georges Courteline et ses dames de petite vertu ; mot aujourd’hui tombé en désuétude.

Comme écrit plus haut, avant 1914, on chiquait, prisait (même les femmes, vive la parité), on fumait des pipes (en terre) qu’il fallait « culotter », on appréciait les petits cigares qui puaient comme ce n’est pas permis, d’où leurs surnoms populaires de crapulos, infectados, voire « Londrès du vidangeur » nous apprend le linguiste Jacques Cellard (Le Monde, 01/06/1980).

pipe
smocking

Plus récemment, naît le mot « clope » (1902), signifiant d’abord mégot de cigare ou cigarette, de genre masculin, puis au féminin, la cigarette elle même ; des clopinettes, au sens de rien du tout étant une extension populaire parfaitement justifiée ; « des clous, des clopes » nous dit le Robert.

Le mot « pipe » pour cigarette n’est pas non plus très ancien [1900 ?] (j’vais acheter des pipes) ; après tout, fumer une pipe ne signifiait pas fumer l’objet lui-même, mais son contenu ; un peu comme « boire un verre ».

Quant au « mégot », (attesté dès 1872) , fils de Gauloise comme nous le disions en plaisantant, il est presque devenu un vocable littéraire…mais ne mégotons pas.

Alors, amis fumeurs, soyez gentils : ne jetez pas au sol vos mégots, clopes (au masculin), résidus de sèches ; fabriquez ou achetez un petit cendrier de poche…même si vous n’avez pas de poches (pardon…de fouilles !)

Claude RICHARD

Piscine entre CLICHY- SOUS- BOIS et LIVRY-GARGAN

                   Nager à Clichy-Sous-Bois

Avant, le seul endroit où on pouvait barboter à Clichy-Sous-Bois, c’était Clichy Plage. Le rendez-vous incontournable de ceux qui ne peuvent pas se payer le déplacement et qui ont besoin de trouver une plage sur place, dans le 93.L’été, le budget serré ne permet pas toujours de se déplacer. Alors l’euphorie monte quand on voit s’installer les différentes attractions annoncées dans le programme.

Clichy-Plage 2016
Brouillard d’eau rafraîchissant.

La piscine Rosa Parks ouverte depuis 2015 à Clichy-Sous-Bois doit son nom à

Rosa Louise McCauley Parks, dite Rosa Parks (née le 4 février 1913 à Tuskegee, en Alabama et morte le 24 octobre 2005 à Détroit, dans le Michigan). Figure emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale aux États-Unis, cette lutte lui valut le surnom de « mère du mouvement des droits civiques » de la part du Congrès américain. Rosa Parks a lutté par la suite contre la ségrégation raciale avec Martin Luther King.

Piscine Rosa Parks visite inaugurale le 9 octobre 2015 en présence de Patrice Kanner ministre de la ville.

 

Bref, un nom prestigieux pour un complexe nautique ouvert aux collègues, écoles de la ville ainsi qu’au public. J’habite à 50 mètres de cette piscine et j’avoue que jusqu’à cette année je n’avais pas osė m’y aventurer.

Mais comme beaucoup de personnes au dėbut d’une nouvelle année, pleine de bonnes rėsolutions, je me suis dit “allez un effort, c’est à côté de chez toi, tu n’as plus d’excuses, vas-y!” Et par un beau matin de janvier, j’y suis allée.

D’emblée, je me suis inscrite pour un forfait illimité aquagym (cours avec moniteurs aquagym douce, stretching, aquabiking.. 6 différents ) et accès bassins pour un prix tout à fait raisonnable.

Depuis je ne peux plus m’en passer. Les moniteurs sont super sympas de même que le personnel d’accueil, les cours me font un bien fou (relaxation, remise en forme).

Bref un moment de plaisir où l’on met de côté les soucis du quotidien.

Un grand merci pour ce lieu de dėtente où chacun peut s’exprimer selon ses envies.

Pour tout renseignement

Téléphone : 01 43 81 76 42

https://www.guide-piscine.fr/seine-saint-denis/piscine-rosa-parks-a-clichy-sous-bois-3338_P

Rédaction – Marie-Laurence Legrand Meignant

Coin Santé – VIH diminuer le risque pour les personnes à risques.

La PrEP VIH, c’est quoi ?

« Pré » = avant
« Exposition » = contact avec le VIH
« Prophylaxie » = traitement préventif pour empêcher une infection de se produire

La PrEP est un outil de prévention du VIH qui peut être utilisé par les personnes séronégatives pour prévenir une infection au VIH. PrEP est l’acronyme de prophylaxie préexposition. Comme son nom l’indique, il est utilisé « avant une exposition » potentielle ou avérée au VIH.

pilule du lendemain spécial HIV

La prophylaxie pré-exposition (PrEP) est une nouvelle stratégie de prévention du VIH.
Son principe est simple : il s’agit de proposer à une personne qui n’a pas le VIH, qui n’utilise pas systématiquement le préservatif lors de ses rapports sexuels et qui est à haut risque de contracter le VIH, un médicament actif contre ce virus afin de réduire voire d’empêcher le risque de le contracter.

Ce principe n’est pas nouveau : la PrEP protège du VIH comme certains médicaments protègent du paludisme ou comme une pilule contraceptive prévient d’une grossesse non-désirée.

A qui s’adresse la PrEP ?

La PrEP est actuellement indiquée pour toutes les personnes de plus de 18 ans qui n’utilisent pas systématiquement le préservatif lors de leurs rapports sexuels et qui sont à haut risque de contracter le VIH, en particulier

  • Les hommes gays et les personnes trans qui ont des relations sexuelles avec des hommes +  au moins un des critères suivants :

> Rapports sexuels anaux sans préservatif avec au moins 2 partenaires sexuels différents dans les 6 derniers mois ;

> Épisodes d’IST  dans les 12 derniers mois ;

> Plusieurs recours au Traitement Post Exposition dans les 12 derniers mois ;

> Usage de drogues lors des rapports sexuels.

  • Mais aussi, au cas par cas, d’autres publics en situation de vulnérabilité par rapport au VIH, notamment :

Les travailleur-se-s du sexe ;
> les personnes originaires de région à forte prévalence (Afrique subsaharienne, Guyane, …) et leurs partenaires ;
> les usagers de drogues par voie intraveineuse ;
> les personnes ayant des partenaires sexuels multiples ;
> etc.

De quoi protège la PrEP ?

La PrEP réduit uniquement les risques d’acquisition du VIH. Elle n’évite pas la transmission des autres IST : Infection Sexuellement Transmissible (gonorrhée, chlamydia, syphilis, etc.). Néanmoins, elle en améliore la détection et le traitement car les utilisateurs de la PrEP sont invités à procéder à un dépistage des ITSS tous les 3 mois.

Comment fonctionne la PrEP ?

Présentement, le seul médicament homologué pour la PrEP est en fait un mélange de deux molécules antirétrovirales (le ténofovir et l’emtricitabine) en un seul comprimé : le Truvada. Ce médicament est également prescrit aux personnes vivant avec le VIH mais la toxicité est moins importante que lors d’une trithérapie. Lorsque le Truvada est suffisamment présent dans le corps, il fait barrière au VIH avant que celui-ci ne pénètre durablement dans l’organisme, en empêchant le processus de réplication du virus.

Comment la prendre ?

Il est possible de prendre le traitement en continu (tous les jours) ou par intermittence (en prenant deux comprimés entre 2 et 24 heures avant une relation sexuelle à risque, puis 1 comprimé 24 h après et enfin un dernier comprimé 48 h après la prise des deux premiers comprimés). Ces deux modes de prise protègent efficacement lors des relations anales réceptives et insertives. Toutefois, le traitement en continu reste actuellement la seule option pour les personnes ayant des relations vaginales réceptives. ll est important pour ces personnes de tenir compte d’un délai minimum de 3 semaines pour atteindre la protection optimale. Quoi qu’il en soit, il est possible d’arrêter la PrEP à tout moment, il s’agit simplement d’en discuter d’abord avec son médecin.

Quelle efficacité ?

L’efficacité de la PrEP repose essentiellement sur l’adhérence au traitement : plus il est suivi à la lettre, plus la PrEP est efficace. Plusieurs études cliniques ont permis de vérifier l’efficacité de la PrEP. Chez les hommes ayant un risque élevé de contracter le VIH, elle diminue grandement le risque d’acquisition du VIH. On parle aujourd’hui d’un taux moyen de protection de 86% mais avec une bonne adhérence celui-ci peut atteindre les 99%.Sur l’ensemble des études, seuls deux cas de transmission sous PrEP ont été documentés. Ceux-ci n’étaient pas liés à l’inefficacité du traitement mais à la mutation du virus créant une résistance au Truvada chez la personne déjà infectée avec qui l’utilisateur de PrEP a eu des relations sexuelles.

Quels effets secondaires ?

Le médicament peut parfois causer des effets secondaires gastro-intestinaux (nausées, crampes d’estomac, etc.). Ces effets sont souvent temporaires et on les voit surtout au début de la prise du médicament : c’est ce qu’on appelle le syndrome du démarrage. Plus rarement, le Truvada peut affecter les reins ou les os à moyen terme mais cela est généralement réversible.

                                                                       Dr Marie Florence DZUKAM

Florence Dzukam est virologue et auteur de plusieurs publications sur le HIV.

 

Monsieur Marcus slam d’Aimé Nouma

 

 

 

Monsieur Marcus

 

Un jour, par hasard à Brazza, je suis tombé nez à nez

sur un monsieur très âgé,  hautain, massif,  teint basané.

Un vieux père, un pater,  abrasif,  persuasif, toujours prêt

à s’embraser, dégainer pour des affaires de grosses pépètes,

des belles paires de nénés et de fesses fermes de nymphettes.

ou  “suprême outrage !”

pour des marques de manque du respect dû à son grand âge

et à l’extrême sagesse acquise durant ses lointains voyages.

Avec son embonpoint et surtout son air chafouin

sur le coup il semblait sur le point de faire le coup de poing

ou du moins de faire du foin !

mais en fait , il n’en avait pas besoin

 

Car il savait captiver son audience,

franchement la tenir en transe ,

affirmant crânement

qu’il parlait mieux le français

que les petits français de France.

 

“Vraiment, il avait tout vu ce Mr Marcus !”

pourtant né tout nu au fin fond de la brousse,

Tout vécu , tout  connu : la rue, la faim, les micmacs,

les fric-frac,les femmes, le fric , le bac et enfin la fac !

Tout conquis , tout vaincu:

Les Afriques, les Europes, les Amériques.

Maintenant connu , reconnu de tous,

cossu ,rempli de ousses

et le corps  encore plein  de vigousse;

la vie, il se la coulait douce;

Toujours super, hyper bien sapé le pépé;

Champagné ! parfumé !

Et bel et bien accompagné par des  jolies poupées

qui on ne pouvait pas le nier,

étaient tirées du haut du panier.

 

il racontait ses études en France, en  Suisse et au Bénélux

où , seul près de Zuydcoote dans un kot dénué de luxe,

perclus de palud, pris de tremblote

il avait pris l’habitude d’étudier sous la lune

à la lumière tremblotante d’une lumerotte.

Buvant cul-sec,d’une traite pour ne pas dormir,

des tas de tasses de ristrette fort à en vomir,

Il nous avouait aussi les péts de shit , de hasch venant de Marrakech

fumés avec Margit, le sosie helvète de Raquel Welsh

tous les deux, dehors bien  à l’abri d’une bâche  sous la drache

ou encore,  blottis au fond d’une cache

afin  qu’à Gstaad … Chut !nul  ne le sache.

 

Il savait captiver son audience

franchement la tenir en transe

affirmant crânement

qu’il parlait mieux le français

que les petits français de France

 

il nous épatait  aussi avec ses histoires de  Canada,de cabane  ,de grands froids

de motos ou de scooters des neiges tombant en panne à chaque fois

qu’ il partait chez le dépanneur à pas d’heure

pour payer à sa blonde, son adorée,

de la poutine et des  bons pancakes à dorer au beurre

Vantant, à mots à peine couverts,

les vertus  d’une vamp  de Vancouver.

Une Wanda  aux yeux verts qui se maquillait avec de la poudre de riz

et pour laquelle devenu givré, fada, il allait bravant  les vents de la poudrerie.

 

Il savait captiver son audience

franchement la tenir en transe

affirmant crânement

qu’il parlait mieux le français

que les petits français de France

 

Puis le séjour en Haïti, ultime étape avant le retour au pays.

Le souvenir des fous rires dans les transports de Port-au-Prince,

Ces taptaps  tape-à-l’oeil et  tapageurs  assez semblables

à  nos taxis-brousses

et dans lesquels vont s’entassant courses après courses ;

lycéens, ouvriers agricoles, mamas en boubou,

belles de jour, de nuit créoles, esprits vaudous,

tontons macoutes, boucs,  zombies,,coqs de combats,

fumeurs de zeb  , joueurs de kompa etc…

 

Aimé NOUMA

 

Marcus*    : prononcez Marcouss

Aimé NOUMA

Festival de films documentaires Toiles Sous Toile 2017

Invitation soirée d’ouverture  Toiles sous T – 2017 TST6 plaquette

L’association Ici et Ailleurs sera présente et aura un stand à la soirée d’ouverture du festival Toile Sous Toiles le 10 novembre 2017. Festival à ne manquer sous aucun prétexte. Tous les films de ce festival ont été visionnés et présélectionnés par des habitants de Clichy-Sous-Bois ( en majorité des femmes , d’ailleurs). L’année passée pour voir ces films documentaires d’actualité brûlante, fallait réserver et payer zéro euro. L’ entrée sera encore libre, et des réalisateurs présents pour parler de leur travail.

 

À Clichy-sous-Bois, cinquante-six habitants, répartis dans trois ateliers de programmation au Centre Social Orange Bleue, au Lycée Alfred Nobel et à l’ASTI (Association de Solidarité avec Tous les Immigrés), ont travaillé à la sélection du Festival Toiles sous Toile.
Nous ouvrirons la sixième édition de Toiles sous Toile avec MAMAN COLONELLE, Grand Prix du Cinéma du Réel, festival International partenaire de notre manifestation.
La semaine nous contera des expériences singulières, autant de portraits de femmes et d’hommes, de filles et de garçons qui ont décidé de prendre en main leur destinée, de mener des combats importants, de changer le cours des choses.
En conclusion, nous proposerons LA MAISON EN A., ou l’utopie en action, oeuvre plébiscitée par les habitants programmateurs.
Régulièrement, les films seront précédés d’une lettre filmée réalisée par un(e) clichois(e). Revendication ou lettre d’amour, tous ont délivré avec les moyens du cinéma ce qu’ils et elles avaient de plus impératif à dire.
Les réalisateurs seront nombreux à venir échanger avec vous à l’issue des projections. Nous vous proposons une semaine de cinéma en entrée libre mais aussi un atelier danse, du spectacle vivant, des gourmandises, des chansons … et toujours la magie conviviale du Chapiteau.
Nous vous attendons nombreux pour vivre une nouvelle édition vivifiante !

 

Poésie, contes, historiettes,slam

Les dix mots de cette édition de dismoidixmots

Chafouin, Tap-tap, Ristrette, Lumerotte, Poudrerie, Champagné, Dracher, Dépanneur,Vigousse
De nombreux établissements scolaires participent chaque année à cet exercice.
“Il me semble pertinent d’offrir aux lecteurs du journal des habitants de Clichy sous Bois  un texte dans lequel on peut lire qu’un personnage africain :”connaissait mieux le français que les petits français de France !” Aimé Nouma dans un mail à Alain Dzukam

 

          Monsieur Marcus*

Un jour, par hasard à Brazza, je suis tombé nez à nez

sur un monsieur très âgé,  hautain, massif,  teint basané.

Un vieux père, un pater,  abrasif,  persuasif, toujours prêt

à s’embraser, dégainer pour des affaires de grosses pépètes,

des belles paires de nénés et de fesses fermes de nymphettes.

ou  “suprême outrage !”

pour des marques de manque du respect dû à son grand âge

et à l’extrême sagesse acquise durant ses lointains voyages.

Avec son embonpoint et surtout son air chafouin

sur le coup il semblait sur le point de faire le coup de poing

ou du moins de faire du foin !

“Vraiment, il avait tout vu ce Mr Marcus !”

pourtant né tout nu au fin fond de la brousse

Tout connu : la rue, la faim, les micmacs, les fric-frac,

les femmes, le fric , le bac et enfin la fac !

Tout vécu, tout vaincu: Les Afriques, les Europes, les Amériques!

“Car il savait captiver son audience

franchement la tenir en transe

affirmant crânement qu’il connaissait mieux le français

que les petits français de France!”

Maintenant connu , reconnu de tous,rempli de ousses

et encore étonnamment  plein  de vigousse;

la vie, il se la coulait douce;

Toujours super, hyper bien sapé le pépé;

Champagné ! parfumé !

Et bel et bien accompagné par des  jolies poupées

qui on ne pouvait pas le nier,

étaient tirées du haut du panier.

Souvent il racontait ses études en France, en  Suisse et au Bénélux

où , seul près de Zuydcoot dans un kot dénué de luxe,

perclus de palud, pris de tremblote

il avait pris l’habitude d’étudier sous la lune

à la lumière tremblotante d’une lumerotte.

Buvant  cul-sec,d’une traite pour ne pas dormir,

des tas de tasses de ristrette fort à en vomir,

Il nous avouait aussi les pétards de shit , de hasch venant de Marrakech

fumés avec Margit, le sosie helvète de Raquel Welsh

tous les deux, dehors à l’abri d’une bâche  sous la drache

ou encore, bien blottis au fond dune cache

afin  qu’à Gstaad … Chut !personne ne le sache.

Puis il nous épatait avec ses histoires de cabanes au Canada, de grands froids

de motos ou de scooters des neiges tombant en panne à chaque fois

qu’ il partait chez le dépanneur à pas d’’heure

pour payer à sa blonde, son adorée,

de la poutine et des pancakes à dorer au beurre.

Expliquant à quel point il était expert en ” french Jacadi”,

jeu n’étant de bon bec qu’au Québec et qu’en Acadie.

 

Il vantait aussi, à mots à peine couverts,

les charmes d’une vamp  de Vancouver.

Une Wanda  aux yeux verts qui se maquillait avec de la poudre de riz

et pour laquelle devenu givré, fada, il allait bravant  les vents de la poudrerie.

Puis le séjour en Haïti, ultime étape avant le retour au pays

le souvenir des fous rires dans les transports de Port-au-Prince

Ces taptaps  tapageurs  grinçants et sans freins

si  semblables à nos taxis-brousses et dans lesquels vont s’entassant

courses après courses ; lycéens, ouvriers agricoles, mamas en boubou,

belles de jour, de nuit créoles, esprits vaudous, zombies, boucs,

coqs de combats, fumeurs de zeb , tontons macoutes, joueurs de kompa etc…http://www.dismoidixmots.culture.fr/presentation

 

On ne comprenait pas tous ces mots qu’il utilisait

mais  il nous hypnotisait et nous galvanisait.

“Car il savait captiver son audience, franchement la tenir en transe,

affirmant crânement qu’il connaissait mieux le francais

que les petits Français de France”

 

Aimé NOUMA

Dis-moi 10 mots 2016

 

Marcus*    : prononcez Marcouss

D’autres textes d’AIME NOUMA ici https://poesiemuziketc.wordpress.com/2013/04/12/aime-nouma-les-pleurs-du-male/

Feux de voitures allée Maurice Audin

 

Ce sont les poubelles qui ont été placées pour gêner la progression des secours.
Poubelles pour barrer la circulation allée Maurice Audin

Nuit agitée à Clichy-Sous-Bois. L’allée Maurice Audin a été le théâtre d’actes pyromanes Trois départs de feux qu’on dirait synchronisés dans l’allée. Des poubelles renversées pour gêner la circulation. Des jeunes jetant des pétards dans la nuit , une façon comme une autre de marquer le territoire.Comme souvent à l’approche du 14 juillet on peut devenir sourds avant le temps.  La faute à ces déflagrations souvent fortes .Des petites bandes lancent des explosifs autorisés à la vente mais nocifs pour votre quiétude pile quand vous passez. De nuit, quand çà pétarade comme çà au Chêne Pointu , chacun sait que c’est souvent les poubelles, sinon les  voitures  qui partent en fumée  .Alors on essaie de mettre son outil de travail  à l’abri , on  prévient  les voisins sympas. L’air devenant   plein de gaz et fumées  irrespirables, des  curieux, adultes ou  enfants qu’on dirait tombés du lit essaient  de comprendre ce qui se passe.Et c’est la sirène des pompiers ou leurs lances à incendie qui permettent souvent de comprendre la situation.

Trois foyers de feu dans la même rue en travaux
Une voiture brûle. Deux autres feux sont visibles au loin.Est-ce provocation? Seule la police s’est déplacée ce soir.

 

On est la nuit du 5 au 6 juillet 2016. Au loin des jeunes gens apparemment bien organisés et solidaires jettent des pétards allée Jean Mermoz. On les sent au parfum. Ils guettent avec excitation la police qui est sans doute en train  de s’organiser pour intervenir. Entre  le jardin partagé  et la résidence Sévigné une voiture est embrasée . Pour sûr ce n’est pas un hasard si seule  la police s’est déplacée cette nuit.

Devant l’école Paul Vaillant Couturier des poubelles entravent la circulation normale des voitures. Pour  entrer résidence de Sévigné, un conducteur passe hardiment tout près du véhicule en feu. Je frémis à sa place. Et si çà explosait? Depuis le carrefour de la poste le spectacle est assez cinématographique ; Allée Maurice Audin, non pas un mais trois départs de feux distants de 100 m environ chacun Le second à l’aplomb du centre commercial Les Genettes. Le troisième encore plus loin. Il est 1 h 15 et les pompiers, semblent résolus à  ne pas venir.

Nuisance sonore, pollution olfactive… voilà les keufs.

Des jeunes qui guettaient l’arrivée des forces de l’ordre se retirent subitement, comme informés par des signaux de fumée. On entend d’ailleurs des cris qui pourraient être des signaux vocaux  indiens. Sur un super vélo, un black arrive, les traits tirés comme quelqu’un qui aime planer. Philosophe mais nerveux, il a besoin de parler. Je l’écoute volontiers:” Tout ce boucan parce qu’on a arrêté l’un de leurs amis. Ça sert à quoi ce qu’ils font ? Le ramadan est à peine terminé  ils  foutent déjà le bordel…”J’écoute  cet inconnu en prenant mes distances. La nuit, tous les chats sont gris.

La bande de jeunes s’est dispersée. çà sent la poudre et le soufre. Eux, ont bien pris  la poudre d’escampette ou plutôt,  se sont carapatés  en catimini dans leur hall mal éclairé. Avec des lampes surpuissantes, les policiers qui sont maintenant très près de la voiture en flammes  me “torchent”; lumière dissuasive, aveuglante. J’ai dû faire une photo avec flash car la rue est mal éclairée et mon appareil photo est médiocre en basses lumières. Ratée, l’occasion de la mettre en veilleuse. Organisés, les policiers   descendent l’allée Maurice Audin après avoir installé un dispositif à l’intersection avec l’avenue Ladrette. J’ose une nouvelle photo avec flash et deux projecteurs de dirigent vers moi. Je ne jouerai pas les durs. Je rentre me reposer.

Feu de véhicule.çà arrive souvent au Chêne Pointu
Feu de voiture au Chêne Pointu . Banal événement dans le secteur.

2 h 30 du matin , les feux ne sont pas éteints Je fais un tour pour prendre l’air et voir où en est la scénario de ce soir .Les pompiers sont  las de ce jeu que leur proposent les pyromanes provocateurs dU Chêne Pointu. La voiture que je voyais flamber devant le jardin partagé brûle toujours. Il n’y a pas de fumée sans feu. Mais  les cagoules et l’obscurité ne sont pas rassurantes. Une nuit comme çà, vaut mieux rester dans son lit douillet.Quelqu’un a , semble t-il parlé d’émeute.Quelle meute pour y parvenir?

Ce ne sont pas des pétards, ce sont des mortiers.

Patrice  habite habite résidence Vallée des Anges, à la limite de Livry-Gargan. Membre de son conseil syndical, il anime le blog Avenir Clichy-sous-Bois  http://avenirclichysousbois.blogspot.fr/2014/03/education.html?view=flipcard .Le 15 juin déjà, avec son smartphone il a enregistré le bruit qui l’empêchait de dormir , vers   0h30 du matin.  Patrice est retraité. Mais comme ses voisins qui se lèvent à   5 h du matin pour prendre le bus 601 et aller travailler, il a été réveillé pendant près d’un mois toutes les nuits par des explosions. Quand on entend des bruits comme çà provenant de plus de 100 ou 200 mètres, ce ne sont pas des pétards, dit-il, ce sont des mortiers.

Attention çà fait mal aux oreilles, c’est un peu comme si vous y étiez, la fréquence des déflagrations est réelle, sans montage .

Près de 30000 habitants de Clichy-Sous-Bois dont beaucoup de lève-tôt sont perturbés par ces nuisances nocturnes. Les pédagogues de tous bords ont du pain sur la planche.En attendant l’équipe mobile de tranquilité publique de Clichy-Sous-Bois est joignable en cas d’incivilités et de troubles de voisinage 24h/24 au 06 15 08 00 17 ou à emtp@clichysousbois.fr

Alain Dzukam

 

La grande dictée de Clichy-sous-bois pour aller à l’Euro

La grande dictée  n’a pas eu lieu au Lycée Alfred Nobel cette année . Pour se retrouver le temps de la grande dictée il faut se rendre au Gymnase Armand Desmet situé Boulevard Gagarine le vendredi 27 mai à 18h30 , le gymnase est juste à côté de notre nouvelle piscine, fierté de nos écoliers et gens plus âgés .

eurodictée dès 10 ans
Dictée pour tous dès 10 ans à Clichy-Sous-Bois

La grande dictée devient  l‘Eurodictée. Il faut réserver pour s’y inscrire, le nombre de place est limité. Pour s’inscrire, cliquez sur le lien au dessus .   Cette année des places pour l’euro 2016 qui aura lieu du 10 juin au 10 juillet 2016 sont à gagner .Gageons que le Gymnase Armand DESMET  sera plein aussi bien pour l’examen  des adultes que pour celui  des enfants.Cette épreuve  est très attendue année après année.Une occasion comme une autre de s’auto évaluer et de retrouver un climat studieux, à la fois scolaire et festif; virgules, point-virgules, néologismes, synonymes… que de choses à réviser avant le jour J.

Le programme des dictées suivantes en Ile de France

Samedi 28 mai à Paris 20ème  –  14h

Gymnase Nord de Maryse Hilsz – 34 Rue Maryse Hilsz – 75020 Paris

Contact informations et inscriptions : Com20@paris.fr

Mercredi 1er juin à Evry – 14h

Lieu : Hôtel de ville. Place des droits de l’homme.

GRANDE FINALE

Vendredi 10 juin à Saint-Denis  –  15h

Gymnase Auguste Delaune – 9, avenue Roger Sémat – 93200 Saint Denis

http://ile-de-france.drjscs.gouv.fr/sites/ile-de-france.drjscs.gouv.fr/IMG/pdf/cp_eurodictee_mai2016_dates_2.pdf

 

 

Taxiway – projection à Toiles sous toiles

Taxiway , documentaire d’Alicia Harrison 2013 a séduit le public de Clichy-Sous-Bois. Notamment les nombreux collégiens venus à la séance du mercredi 16 décembre .Moitié américaine, moitié française  Alicia Harison ,  a voulu faire un film sur ce que çà veut dire d’être américain. Elle  filme des américains en devenir , leur demande à eux ce que çà veut dire pour eux d’être américain.Chauffeur taxi est un métier difficile que font beaucoup d’immigrés et elle a choisi des chauffeurs taxi pour en parlerà eux.

La salle était comble, les applaudissements chaleureux. Nathalie Joyeux, réalisatrice et animatrice du festival était présente lors de la séance de questions-réponses avec les collégiens.

Les spectateurs pendant le jeu de questions-réponses
Un public de collégiens passionnés de cinéma

Une élève : pourquoi vous dites que c’est un reportage? C’est un film… ( çà lui échappe ) C’est grave kiffant.

A. Harisson : on filme des gens de la vraie vie .Quand on fait un documentaire on se pose des questions de cinéma donc en fait c’est un film.On se demande qui sont les personnages, combien de temps on va rester ensemble. On a envie de transporter  les gens dans un voyage, et pendant l’écriture on se pose des questions cinématographiques!

Nathalie Joyeux : << Ce n’est pas un reportage. Un reportage aurait eu pour but d’informer. C’est un travail de rencontre et il y a une écriture cinématographique ; par exemple  on n’a pas une voix off qui nous explique ce qu’on doit  qu’on comprendre .Ce sont des gens comme vous et moi qui racontent leur vraie vie et ils ne sont pas en train de jouer un rôle.A la fin  chacun retient ce qu’il veut ou ce qui le touche le plus..

Tournage lui même était sur deux étés différents .Au total près de deux mois de tournage. Le tournage lui-même n’est qu’une partie du travail. Nathalie  a tourné avec 26 chauffeurs de taxis et au montage il n’en reste que dix. ” Un film comme çà avec plusieurs personnages il faut qu’ils racontent tous la même histoire.On ne peut pas  tout garder. Les chauffeurs taxis doivent raconter ne histoire homogène en fin de compte.

Une élève: << Bonjour, pourquoi il n’y avait que des blédards euh ( rires dans la salle ) des immigrés ?

J’avais envie de faire un film aux Etats-Unis sur qu’est-ce que çà voulait dire d’être américain et il me semblait intéressant de demander çà aux immigrés puisque eux-mêmes étaient en train de s’approprier un pays pour le rendre leur. Qu’est-ce que c’est que choisir un pays? Et aussi est-ce qu’on peut se fabriquer une vie, différente de celle qui nous est donnée à la naissance? Qu’est-ce que çà implique? C’est aussi la question du chemin de vie , du choix.Il y a un témoignage qui traverse le film. Il y en a un à qui on demande toujours : << d’où tu viens ? et lui il répond je suis américain. Alors on lui demande d’où vient ton père ? Là il répond et toi, ton père il vient d’où ? Toi même tu es d’où ?

Alicia explique comment s’est déroulée la post-production. Elle a  réussi à faire le son et l’image seule. Impossible de prendre un preneur de son car il n’y avait pas assez d’espace dans les taxis de New York. A. Harrison fait le montage avec sa monteuse. Cette agrégée de philosophie explique aux élèves les six mois de post-production et leur parle avec passion de son art.

La réalisatrice de taxiways et Nathalie Joyeux du festival Toiles sous toile
Alicia Harrisson à gauche et Nathalie Joyeux

Un élève: <<  En fait ils touchent combien par mois les taxeurs (chahut et rires dans la salle) .  A Harrison; << Les chauffeurs de taxi n’ont pas de salaire fixe.Il y a des bonnes semaines et des mauvaises semaines.Plus on connaît les villes moins on se perd. Avant les chauffeurs étaient salariés, ils avaient une couverture sociale et c’était mieux. Un chauffeur taxi qui tombe malade ne sera pas indemnisé. c’est un métier précaire avec des risques.

Une élève: Et c’est pas à eux leurs taxis?

Alicia: << Non la licence çà coûte le prix d’une maison, çà vaut  800000 dollars.Même s’ils achètent leurs taxis, la licence, ils doivent la louer .>>

Une élève : << Ils ont été payés pour raconter leur vie à la télé?

A Harrison : << Ils n’ont pas été payés pour raconter leur vie à la télé. Le film n’est pas passé à la télé. S’ils sont là c’est qu’ils ont envie et peut-être même besoin de raconter.Comme ce chauffeurOuzbek de Samarkand qui a vécu dans un village où il n’y avait pas de lumière mais qui a réussi son rêve de devenir pilote. Quand on l’a licencié, il est allé aux Etats Unis vivre un autre rêve. il rêvait d’aller dans l’espace comme Youri Gagarine et d’aller aux Etats-Unis. Le film a été projeté  en Géorgie, en Iran, à New-York , au Canada, a été deux fois primé;prix du premier film au festival Point doc et dans un festival Italien aussi.

On souhaite longue vie à ce documentaire de cette jeune réalisatrice qui enseigne le cinéma à l’université Paris x à Nanterre.

La soirée de clôture de la 4ème édition du  Festival Toiles Sous Toile aura lieu le vendredi 18 décembre 2015. Entrée libre à toutes les séances. http://www.fontaineauximages.fr/index.php/evenement/index?genre=Toiles+sous+toile